La cartouche 8mm Lebel est due au colonel Gras, au capitaine Désaleux et à l'ingénieur Paul Vieille, qui la mirent au point de février à mai 1886, en l'obtenant partiellement a partir de la précédente cartouche Gras dont elle gardait le culot. Les techniciens français conçurent l'idée de réaliser une cartouche de petit calibre ( petit pour l'époque, bien entendu ! ) en 1884, lorsqu'ils eurent la possibilité de disposer d'un nouveau type de poudre à feu, la poudre V qui brûlait sans laisser de résidus ni de fumée, et avait une puissance permettant de réduire la dose de 60 %. La nouvelle cartouche fut adoptée par l'armée française en 1887, avec le nouveau fusil à obturateur tournant-coulissant Modèle 1886, ou Lebel. Elle resta en service dans l'armée jusqu'à la fin de la première guerre mondiale, et fut encore utilisée par la suite pour l'instruction des recrues et dans certains détachements coloniaux, à peu près jusqu'en 1936.
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dimanche 16 juin 2013
Cartouche 8mm Lebel
La cartouche 8mm Lebel est due au colonel Gras, au capitaine Désaleux et à l'ingénieur Paul Vieille, qui la mirent au point de février à mai 1886, en l'obtenant partiellement a partir de la précédente cartouche Gras dont elle gardait le culot. Les techniciens français conçurent l'idée de réaliser une cartouche de petit calibre ( petit pour l'époque, bien entendu ! ) en 1884, lorsqu'ils eurent la possibilité de disposer d'un nouveau type de poudre à feu, la poudre V qui brûlait sans laisser de résidus ni de fumée, et avait une puissance permettant de réduire la dose de 60 %. La nouvelle cartouche fut adoptée par l'armée française en 1887, avec le nouveau fusil à obturateur tournant-coulissant Modèle 1886, ou Lebel. Elle resta en service dans l'armée jusqu'à la fin de la première guerre mondiale, et fut encore utilisée par la suite pour l'instruction des recrues et dans certains détachements coloniaux, à peu près jusqu'en 1936.
Cartouche de 11mm GRAS ogive plomb
Complète et datée 1883
Marquages au cul: "ART / 83 / T-E / 4"
Il s'agit de la première cartouche militaire à douille métallique, adoptée par les forces militaires françaises pour moderniser les fusils Chassepot Mod. 1866 qui pendant la guerre franco-prussienne de 1870, semblaient avoir été surclassés par les fusils de l'ennemi; toutefois, ces derniers utilisaient encore, eux aussi, des munitions à douille en papier, et en définitive le Chassepot était supérieur au fusil allemand Dreyse.
Le fusil Chassepot Mod. 1866 avait cependant de nombreux défauts, qui rendirent indispensable sa transformation en vue de l'adapter à la nouvelle cartouche métallique.
Parmi les différents projets présentés, celui du Capitaine Basile Gras fut considéré comme le meilleur, et donna successivement son nom à la cartouche adoptée en 1874.
Il s'agit de la première cartouche militaire à douille métallique, adoptée par les forces militaires françaises pour moderniser les fusils Chassepot Mod. 1866 qui pendant la guerre franco-prussienne de 1870, semblaient avoir été surclassés par les fusils de l'ennemi; toutefois, ces derniers utilisaient encore, eux aussi, des munitions à douille en papier, et en définitive le Chassepot était supérieur au fusil allemand Dreyse.
Le fusil Chassepot Mod. 1866 avait cependant de nombreux défauts, qui rendirent indispensable sa transformation en vue de l'adapter à la nouvelle cartouche métallique.
Parmi les différents projets présentés, celui du Capitaine Basile Gras fut considéré comme le meilleur, et donna successivement son nom à la cartouche adoptée en 1874.
Cartouche 11 mm GRAS chemisée
Ces cartouches étaient utilisé pour le fusil réglementaire français : MLE 1874 GRAS
L’avènement des cartouches à percussion centrale, officialisé en 1873 et 1874, ne fit que diversifier la production, puisqu’en 1883 Gaupillat devint cartoucherie-capsulerie, au moment de son alliance avec Gévelot pour constituer ainsi un an plus tard la fameuse SFM, la Société française de munitions de chasse, de tir et de guerre. Elle s’adonna ainsi, entre autres, outre les productions civiles, à la fabrication des étuis de 11 mm mod. 1874 (fusil Gras), de 8 mm mod. 1892 (révolver réglementaire) et 8 mm mod. 1886 (fusil Lebel). Selon certains auteurs, on trouve aussi le monogramme GG (Gévelot Gaupillat) sur des étuis de 10,4 mm Vetterli mod.1896.
dimanche 31 mars 2013
Munitions - Chouanerie "la Grande Terreur"
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| 1.Chassepot 1866 - 2.Balle à mousquet - 3.Balle Charleville |
Balle Chassepot 1866
Le diamètre de la cartouche est de 13,5 mm pour un poids de 34 grammes. Le diamètre de la balle est de 11,8 mm pour un poids de 24,5 grammes.
La cartouche est un assemblage assez complexe d'une dizaine de pièces : outre la balle cylindro-ogivale en plomb, elle comprend un étui en carton mince recouvert de soie contenant la charge de poudre noire. Une rondelle en carton au fond et à l’arrière de cet étui contient une amorce de fusil à piston inversée qui sera ultérieurement percutée par l'aiguille du fusil Chassepot. L'étui et la balle sont reliés ensemble par un calepin qui est maintenu en place par une ligature. La cartouche Chassepot, un ensemble demandant la précision et l'uniformité de confection, était fabriquée en ateliers et n'était pas assemblée par le soldat.
Cette cartouche est du type combustible : l'enveloppe de carton qui contient la charge de poudre noire brûle au moment du tir. Ce qui entraîne son défaut : l'encrassement, qui peut provoquer l'interruption du tir après une vingtaine de coups tirés.
Le problème d'encrassement sera corrigé en 1874 par l'adoption du fusil Gras qui est, en fait, un Chassepot modifié pour le tir d'une cartouche à étui métallique (laiton) de type moderne.
Cette munition, ancêtre directe de la cartouche métallique de 11 mm Gras, a les données techniques suivantes :
- Charge (poudre noire) : 5,6 grammes
- Masse totale de la munition : 25 grammes
- Vitesse initiale : 405 mètres par seconde
Balle à mousquet
Un mousquet (de l'italien moschetto) est une arme à feu portative à canon long, crosse d'épaule et platine à mèche ou à rouet.
Les auteurs et les manuels militaires français du XVIIIe siècle différencient bien le mousquet à mèche, en usage dans les armées jusque vers 1700, du fusil à silex qui lui succéda. Toutefois, sous l'influence du mot anglais "musket", ce nom est parfois employé actuellement pour désigner toutes les armes anciennes à poudre noire employées du XVIe au XIXe siècle, y compris les fusils à silex et les fusils rayés à capsule.
C'est l'ancêtre de notre fusil actuel. Le mousquet a été inventé pour pallier le manque de puissance des arquebuses. La longueur moyenne des canons des mousquets était de 1,20 m et les balles pouvaient avoir un calibre de plus de 20 mm. Puis progressivement, les canons furent ramenés à environ 90 cm pour un calibre maximum de 18 mm.
Balle Charleville
Comme dans le cas de l'artillerie, Gribeauval tâcha de parvenir à une interchangeabilité des pièces comparables pour le fusil modèle 1777, qui fut adopté par l'armée royale en 1776. Il institua même un système dit « de 1777 », comprenant de nombreuses armes destinées aux différentes spécialités de l'armée.
Le fusil modèle 1777 résulte de la longue évolution d'une arme apparue en 1717 à la Manufacture d'Armes de Charleville, destinée à remplacer les fusils de modèles pour le moins variés que les soldats français employaient au combat. Conçu de la manière la plus rationnelle qui soit, de façon à parvenir à une standardisation plus poussée, le fusil modèle 1777 dut être modifié en 1801. Dans l'intervalle, le système 1777, comptant quatorze types d'armes différents, avait été simplifié en étant porté à six modèles seulement.
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